Le temps, grande question de notre temps !
Le temps qu’il fait, le temps qui passe, le temps qu’il reste, le temps que l’on gagne ou que l’on perd….
Nous cherchons des réponses et nous nous armons d’une multitude d’outils pour mesurer le temps : stations météorologiques, calendriers, montres, chronomètres,…
Pourtant, aucune de ces réponses n’apporte un quelconque élément nouveau, tout au plus nous enferment-elles dans l’illusion que nous maîtrisons le temps.
La météo ? Il suffit de mettre le nez dehors pour savoir le temps qu’il fait, s’il pleut ou s’il y a du vent.
Les températures ? Suivant vos activités, votre habillement, votre état de fatigue ou de santé, votre nature, vous n’éprouverez pas la même sensation que votre voisin pour des conditions cependant identiques.
Les prévisions ? A quelques rares exceptions près, elles n’influencent pas nos activités sauf, celles que nous pratiquons durant notre temps libre.
Il n’empêche, nous arrivons à mesurer, nous voudrions pouvoir diriger. Ainsi, s’agissant de la pluie, nous l’acceptons déjà difficilement en hiver, elle nous paraît totalement insupportable en périodes estivales. Il est déjà de si courte durée ce temps d’été, que nous voudrions pouvoir en profiter à plein temps sans que le temps ne vienne nous faire perdre un seul instant.
Mais nous voulons plus encore, puisque nous voulons les fruits juteux à savourer, des chemins ombrageux pour se promener, de l’herbe verte pour s’y allonger.
Bon gré, mal gré, et à défaut d’avoir trouvé la solution, il nous paraît moins pénible d’accepter qu’il pleuve la nuit, enfin en fin de nuit.
Qui se soucie de ceux qui n’ont que les étoiles comme couverture et qui voient ainsi s’interrompre leur sommeil ?
Les calendriers ? Ils mesurent les jours et les années qui s’écoulent, nous donnent l’âge de toute chose, l’âge de chacun d’entre nous.
Qu’elle signification donner à l’âge ? C’est le temps écoulé, mais suivant la manière dont il a été utilisé, parcimonieusement ou à plein temps, délicatement ou brutalement, suivant la valeur qu’on lui a donné, ce temps, mesuré de façon si précise, bien qu’étant partit au même moment arrive pour chacun à un point différent.
Et plus encore, si de façon individuelle nous pouvons, grâce aux calendriers, savoir le chemin que nous avons parcouru, cela ne nous donne aucune information utile sur le chemin qui reste à parcourir. Qu’importe à celui qui erre dans le désert de savoir depuis combien de temps s’il ne sait même pas à qu’elle distance se trouve l’oasis la plus proche, s’il ne peut évaluer le temps qu’il lui faudra encore marcher avant de pouvoir se désaltérer, se reposer.
Les pendules, montres, réveils et autres chronomètres ? Autant d’ustensiles qui nous pistent, nous surveillent, veillent à ce que l’on soit à l’heure, nous alerte lorsqu’on perd du temps, sanctionnent nos performances, nos gains de temps.
Nous avons fixé des règles mathématiques au temps, 24 heures par jour, 60 minutes par heure, nous avons oublié que le temps n’est pas linéaire, qu’il est vivant puisque n’existant qu’au travers des éléments qui marquent notre évolution, notre vie, au travers la perception que nous en avons.
Ainsi, pour une même mesure, le temps, suivant la façon dont il est vécu, n’a pas la même valeur, certaines périodes semblant s’étirer en longueur quand à d’autres le temps s’accélèrent.
Ainsi, un sportif peut-il jouer sur quelques centièmes de secondes des années d’entraînement.
Le temps n’existe que parce que nous vivons et il ne tient qu’à nous, d’utiliser chaque instant de notre vie pleinement et de faire de cette façon que chaque instant soit un instant d’absolu, un instant d’éternité.