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Être la femme de, l’épouse, la conjointe ;
Être la femme de, avoir partagé son quotidien, son intimité, ses rêves, ses failles ;
Être la femme de et s’être pensée également l’amie, la confidente ;
Être la femme du violeur, du monstre.
Être celle qui n’a rien vu, qui a été trompée ;
Être celle qui n’a pas voulu voir, qui a préféré le confort du mensonge,
Être celle qui aurait dû changer l’histoire, le changer,
Être la complice malgré soi, celle qui a offert l’image de la normalité, l’illusion du banal.
Être la femme de, et voir sa vie s’écrouler ;
Le présent bien évidemment ;
Hier également avec toutes ces années “partagées”, toutes ces années tronquées,
Une vie inventée, une vie à jeter.
Être la femme de, avoir une vie à reconstruire,
Mais avec tant de vide à combler,
Tant de douleur et de mépris à dépasser,
Et si peu de soutien à espérer.