Des hommes, des surveillants pénitentiaires, sont morts en effectuant leur travail.
Ils ne sont pas morts juste parce que ce serait les risques du métier.
Ils ne sont pas morts par hasard, la faute à pas de chance quoi.
Ils sont morts victime de violences criminelles ;
Victimes d’un manque de moyens,
Victimes de choix politiques successifs,
Car ce sont bien des choix politiques qui, pour des questions budgétaires ont transféré les missions initialement dévolues à la police aux services pénitentiaires,
Des choix politiques qui réduisent les budgets des administrations, les contraignant à des gestions austéritaires tant en moyens humains que matériels,
Des choix politiques qui, en privilégiant l’économie, les classes dominantes, la réussite individuelle, au détriment de tout ce qui crée et favorise le lien social, ont généré cette violence.
Des choix politiques qui ont privé de moyens les écoles publiques, les associations, les hôpitaux, les services publiques,
Des choix politiques qui en dénigrant systématiquement les assistés, les fonctionnaires, les étrangers, pour ne valoriser que la réussite individuelle des premiers de cordée, du mérite de ceux qui osent, ont œuvré à la destruction des valeurs humaines.
Ces hommes sont morts, victimes de tous ces choix politiques,
Il ne faut surtout pas qu’ils soient morts pour rien.