Il aura fallu moins d'un mois au 4ème Premier ministre, depuis un an seulement, pour démissionner et cela, moins de 12 heures après avoir enfin ébauché un gouvernement à partir des ruines des échecs précédents.
On serait bien tenté de rire aux éclats de cette tartufferie si les suites de cette dernière ne se révélaient pas aussi dangereuses.
Dangereuse parce qu'elle ouvre grand la porte au RN et à ses idéaux mortifères ;
Dangereuse parce qu'elle démontre que la droite n'est plus à même d'exister sans se tourner vers son extréme ;
Dangereuse parce que la gauche démontre son incapacité à dépasser ses querelles de chapelle, d'ego;
Dangereuse parce que plus aucune force politique ne semble en capacité de créer un projet de société rassembleur, porteur d'utopie, un projet pour gérer le quotidien et construire l'avenir.
Il ne s'agit en aucun cas de vouloir un autre ni- ni.
Celui qu'on nous a vanté comme n'étant ni de droite, ni de gauche, n'était surtout ni écologique, ni démocratique, pas même nationaliste, et encore moins social, il était simplement libéral et financier.
Le programme que nous avons subi avait pour unique mission de libérer, non pas les entreprises mais les marchés, de toute contrainte, de toute règle. D'ouvrir les derniers plans préservés, de services publics, à l'appétit des marchés de même que celui si vorace de l'armement.
Les crocs de cette meute sont bien enfoncés dans notre pays et il est urgent d'agir avant qu'elle ne dépèce notre démocratie, nos libertés et nous-mêmes avec.
Nous devons imposer le rassemblement pour refermer cette page mortifère.
" Quand les blés sont sous la grêle,
Fou qui fait le délicat,
Fou qui songe à ses querelles,
Au coeur du commun combat"