Eté pourri.
Déjà, il avait débuté sous de mauvais auspices :
- démantèlement du régime des retraites,
- poursuite de la RGPP avec la suppression d’un nombre impressionnant d’emplois de fonctionnaires et la disparition de services de proximité, le tout assaisonné de gel des salaires,
- des chiffres du chômage toujours en hausse et une comptabilisation effarante du nombre d’emplois supprimés dans l’industrie en 2009,
- une équipe de foot à l’image du pays, en pleine débandade.
Et puis, après les augmentations du 1er juillet, celle des tarifs de l’électricité au 15 août puisque jusqu’ici les profits avaient été distribués aux actionnaires et qu’il fallait bien en plus entretenir à minima le réseau.
Mais pour nous remonter le moral sans doute, on avait eu droit au feuilleton Woerth de l’été, suivi d’une série d’annonces toutes plus nauséabondes et populistes les unes que les autres.
La recherche de boucs émissaires, leur traque télévisée et le sourire de vainqueur des meneurs.
Même le ciel s’y mettait : inondations ici, coulées de boue là, incendies, sécheresse.
Ici, c’était la pluie, la fraîcheur, la grisaille, l’humidité qui s’infiltrait partout.
La même odeur de pourriture planait partout.
Et puis, vers la fin du mois d’août, les nuages se sont effilochés. Quelques coins de ciel bleu sont d’abord réapparus suivis de près par un rayon de soleil.
Cachés à nouveau sous de sombres nuages, ils revenaient cependant, cherchant à résister, resséchant lentement les sols détrempés, adoucissant les températures, redressant les moral en bernes, réchauffant les cœurs.
Déjà, quelques fleurs redressaient la tête.
Etait-ce un prélude à l’embellie ?