Les oiseaux chantent l’aubaine d’un air rafraîchit. Leur Chant couvre allègrement le bruissement des gouttes sur les feuilles. Puis ils s’activent à tire d’ailes sentant venir l’averse orageuse.
Les voisins s’affairent, chacun dans son coin, à ramasser le linge, ranger les jouets délaissés, semer encore carottes et scaroles, plier tables et chaises, surveillant du coin de l’œil l’avancée des nuages.
Sue le trottoir où je patauge, ce n’est pas la pluie mon pire ennemi.
Les pavés humides glissent sous mes pieds, des gerbes d’eau saluent le passage en force d’un véhicule, les gens se pressent, se bousculent et par-dessus tout, les parapluies déployant en corolle leurs chapeaux vénéneux rappellent aux audacieux la sécurité des distances.
Quelques gouttes de pluie et les voilà qui m’assaillent, les parapluies.
Non content de me voler mon ciel, ils transforment ma rue en champ de bataille.