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Au matin de ma vie professionnelle, 37,5, c’était le nombre d’annuités requises pour bénéficier d’une retraite à taux plein et ce dès 60 ans.
Après 93 et la réforme Balladur, le début des années 2000 voyait arriver les 40 annuités pour un départ, non plus à, mais à partir de 62 ans.
20 ans plus tard, il faudrait accepter comme inéluctable un temps de travail étiré jusqu’à 43 annuités, l’ouverture des portes ne s’effectuant plus avant 64 ans !
Alors que je devrai enfin aborder les rives de la retraite, le repos, ce temps privilégié où, le devoir accompli, la vie s’offre pleinement avant que la vieillesse ne nous rattrape, ce ne sont pas 2 ans de plus qui me sont imposés, mais, ce sont près de 6 ans de liberté qui me sont volés !
A ce rythme, les jeunes actifs d’aujourd’hui doivent apprendre à se ménager en vue des 50 annuités à 70 ans qui se profilent, réponse tardive à la demande du MEDEF dès 93.