De tout temps il a eut des « maîtres à penser ».
De tout temps, ils ont eut leurs contradicteurs
Ces échanges tombaient dans l’oubli ou amenaient de nouveaux courants d’idées.
Il semble qu’aujourd’hui pour certains, penser soit obligatoirement la remise en cause de « tabous ».
Et pourquoi pas, si la réflexion allait au-delà d’une simple casse systématique de l’idée, la justification se faisant aussi systématiquement par le dénigrement du « penseur » et/ou de ses « adeptes ».
Penser serait donc surtout être capable de détruire, y compris, voir surtout, par des coups bas, ce qui existait avant.
Penser se limite souvent à la destruction, chacun se devant de reconstruire individuellement sur les ruines fumantes.
Untel écrit un livre, il ne sortira jamais des cartons.
Tel autre à su un jour être insolent, son livre sera débattu dans tous les médias avant même d’être écrit.
On pourrait dire que pour bien vendre il faut savoir être scandaleux.
On amalgame malheureusement vente et contenu, et l’intérêt financier impose l’intérêt du lecteur.
On nous impose ainsi des penseurs, des novateurs, des créateurs de vérité par le vedettariat.
Non pas une reconnaissance acquise avec le temps ou au travers un travail fourni, mais un truc qui nous est balancé dessus parce qu’ON a décidé un jour qu’Untel était un être supérieur et que donc il est forcément toujours intéressant, et surtout qu’il crée la nouvelle vérité.
Cette mise en avant de la personne sur le fond, c’est ce qu’on peut plus que regretter en politique aussi.
D’un autre coté, ce qui interpelle, c’est cette mise en avant de gens qui ont comme principal point commun, en dehors d’un certain esprit, et presque comme marque de fabrique, l’irrespect.
Bien entendu il faut savoir remettre en cause les gens, les idées, les croyances,… pour avancer.
Mais dans cette génération de vedettes, et j’y inclus nombre de présentateurs, il faut absolument agresser l’autre, le rabaisser, le mépriser.
Le débat ne concerne quasiment plus les idées il ne concerne plus que les personnes.
Dommage pour l’absent qui a forcément tort, dommage aussi pour celui qui a moins de répartie ou plus « d’éducation ».
C’est sous une autre forme, des jeux du cirque.
Mais qui gagne vraiment à ces jeux de massacre ?