Un attentat à la bombe.
Un massacre sur une île.
C’est la panique, l’effroi, l’horreur devant cet acte de terrorisme,…, sans nul doute perpétré par des islamistes.
L’auteur de ce carnage est arrêté et il revendique son idéologie d’extrême droite.
C’est un fou !
Un acte préparé avec minutie depuis longtemps, trouvant son origine dans une théorie élaboré, exposée sur un blog.
Cet acte, loin de la barbarie d’islamistes enragés serait une crise de démence aux conséquences dramatiques.
Un acte, deux mots.
Qu’on appelle folie meurtrière le massacre d’innocents, qu’il soit perpétré au nom d’une idéologie, d’une désespérance ou d’une crise de démence, c’est simplement dire qu’il s’agit d’un acte anormal, d’un acte hors des normes de nos sociétés.
Parler de folie concernant les protagonistes de ces actes, c’est trouver la source de ces actes, inconcevable pour tout être « normal », dans une défaillance mentale, une maladie.
L’auteur de ces actes ne serait donc pas totalement coupable puisque irresponsable, voire même il serait victime d’une maladie.
Parler de terrorisme, c’est assimiler la motivation du geste à une volonté de destruction de l’autre par idéologie ou par esprit de vengeance, une volonté de faire mal, de faire le mal, sans pitié ni humanité.
Donc, si on reprend les propos médiatisés de ces derniers jours :
- ce drame a été un acte de terrorisme tant qu’on a supposé qu’il était l’œuvre d’islamistes, d’étrangers.
- ce drame a té un acte de folie quand son auteur, Norvégien, a revendiqué son idéologie raciste et xénophobe.
Un acte, deux mots et la bête immonde ressurgit.
Les autres, eux, ce sont des barbares capables d’actes de terrorisme.
Ils sont méchants voir inhumains. (Sont-ils vraiment des hommes ?)
Nous, les nôtres, ne peuvent qu’être malades.
S’ils commettent le pire, c’est sans mauvaises intentions, malgré eux, contre leur humanité.
Un acte de violence volontaire visant une société au travers de victimes expiatoires est un acte de terrorisme.
On peut chercher à connaître, à comprendre les motivations de cet acte, on ne peut ni le minimiser ni le justifier.
La violence, les martyrs et leurs pendants, les victimes expiatoires, ne sont jamais que des souffrances inutiles que rien jamais, aucune cause, aucune idéologie, ne peut justifier !
Combattre cette violence c’est déjà la dénoncer.
Chercher à l’excuser, c’est la nourrir, la renforcer.
Les mots ont un sens, leur choix donne du sens aux faits.
Choix volontaire ou réflexe de facilité ? Il serait grand temps que tous ces gens dont le métier est de s’exprimer reprennent le sens des mots.
Un acte, deux mots.
Le racisme au quotidien c’est aussi ça !
Et là, il s’étale partout, répandant son venin dans nos quotidiens, dans notre quotidien.