Les parents !
Petit, on les aime.
Ils nous protègent, ils nous nourrissent.
Ils nous entourent d’affection et de réconfort.
Ils sont nos repères, notre repaire.
Ado, ils nous étouffent.
Leurs attentions empêchent l’adulte de vivre.
Leurs repères sont des limites inacceptables.
Et eux, si proches, qui seraient une projection de notre futur.
Adulte, nous pensons les aimer.
Nous avons encore tant besoin d’eux.
En soutien financier parfois,
Pour s’occuper des enfants pendant les vacances, ou le temps d’une bouffée de calme,
En soutien moral aussi.
Puis, ils ont besoin de nous.
Nous les aidons, nous les aimons, sans trop se poser de questions.
C’est le retour du balancier.
Rien à comprendre, juste
Ne pas remettre en cause un équilibre fragile.
Et un jour ils nous quittent.
Ils ne nous donnent plus rien, ne nous demandent plus rien
Et nous n’avons plus rien à leur prouver.
Et nous n’avons plus rien à espérer.
Par le biais d’une confidence ou d’une correspondance,
On découvre une personne.
Une vie, de l’enfant à l’amant, de l’écolier à l’ouvrier
Une vie en dehors de nous.
Et nous pouvons enfin aimer,
Aimer la personne dans toutes ses contradictions
Aimer sans rien occulter.
Nous pouvons enfin aimer nos parents pour eux.