Engager son pays dans une cure d’austérité d’au moins 20 ans, c’est pas rien.
Accepter la mise sous tutelle de son pays, ce n’est pas rien non plus !
Mais surtout, comment engager son pays quand on sait, preuve par les grèves générales qui se succèdent, que le pays y est opposé ?
Que faire lorsque les exigences de l’UE technocratique, de l’UE de la finance, et les besoins de son pays, de son peuple, sont à ce point incompatibles ?
Coincé entre le marteau et l’enclume, le président grec a choisit de ne pas choisir.
Les Grecs choisiront eux-mêmes de la bataille à mener.
Le premier pas ils auront à le faire via un référendum.
L’annonce de ce référendum a eu des conséquences immédiates.
Les bourses mondiales se sont affolées, ont chuté, preuve si besoin en était, que les marchés ne font guère confiance aux peuples pour aller dans le sens des intérêts de « la Finance ».
Preuve également que les politiques se font habituellement au-dessus des peuples !
Les réactions politiques ne se sont pas faites attendre non plus.
Par delà les excès de langage, il est clair que, pour l’actuelle majorité, organiser un référendum sur un sujet aussi grave relève pour le moins de l’incompétence politique.
Alors même que des efforts incommensurables avaient été faits pour convaincre les peuples de la gravité de la crise et du danger encouru, que les médias avaient relayé massivement le message, ce référendum remet en question et l’urgence de la situation et surtout la solution qu’on pensait imposer !
Si l’aspect démocratique du référendum est plus ou moins explicitement reconnu de tous, il apparaît que c’est bien la démocratie elle même qui pose problème !
Alors, pour essayer de colmater les brèches, on, notre président, parle d’imposer l’objet du référendum.
Il ne saurait être question de soumettre son « plan de sauvegarde » à l’avis du peuple !
Les Grecs ne devraient se prononcer que sur leur maintien, ou non, au sein de l’UE.
L’UE tu l’acceptes économique (et technocratique) ou tu te casses !
Le président grec est par ailleurs convoqué pour répondre de sa décision inconsidérée.
Voilà un bel exemple de l’idée que se font certains dirigeants, certaines personnalités politiques, de ce que doit être la démocratie en Europe.
Mais les mêmes mesures d’austérité, pour les mêmes causes, sont également en cours d’application dans les autres pays européens.
Chez nous, où le budget est présenté actuellement, où l’on voudrait inscrire dans la contitution la règle d’or…
Nous avions pourtant déjà dit non au TCE, mais sans doute n’avons nous pas été assez clairs.
Demandons nous aussi le droit de choisir le combat que nous voulons mener : pour le peuple ou pour Mesdames Finance et Economie et Monsieur Marché ?
L’avenir est un sujet trop grave pour qu’on le laisse entre les mains de financiers ou de technocrates.
Nous aussi demandons à nous exprimer, demandons un référendum sur notre budget et sur cette fameuse règle d’or.