Une maison sur pilotis se dressant sur une plage déserte ;
Un petit chalet blotti dans une anfractuosité, à quelques mètres d’un sommet inaccessible ;
Un phare aveugle à l’extrémité d’une digue délabrée surplombant un chenal ensablé ;
Une salle souterraine, un abri réhabilité au confluant de deux galeries d’une mine abandonnée ;
Autant de lieux mystérieux ou désolés, destinations de rêve ou lieux d’expiation ;
Ici, là, pas plus qu’ailleurs, la solitude n’a de prise sur un cœur plein de vie et d’amour.
Terrasses de café ou plages surchauffées au soleil d’été ;
Allées surpeuplées d’un hypermarché aux veilles des fêtes, au début des soldes ;
Bousculades de fin de journées à l’entrée du métro ;
Trottoirs où se croise une foule affairée ;
Et personne à qui parler,
Pas un regard à échanger ;
Pas un sourire à faire fleurir ;
Pas même une pensée à aimer .
La grande solitude de l’inhumanité.