Le propre de l’enfance c’est l’innocence, le jeu, le rêve.
Innocent celui qui arrache les ailes d’un papillon tant qu’il n’a pas appris la souffrance.
Innocent celui qui par jeu attache son frère au poteau de torture.
En grandissant l’enfant acquiert certains interdits mais pas toujours la compréhension de leur motivation.
C’est pourquoi, jusqu’à présent, la présomption de discernement est laissée à l’appréciation du juge des enfants lorsqu’il reçoit un mineur.
La commission nommée pour étudier les modifications à apporter à l’ordonnance de 1945 pour une meilleure prise en charge de la délinquance des mineurs préconise de fixer à 12 ans l’âge de discernement (selon les règles européennes 14 ans) abaissant ainsi d’un an l’âge auquel un enfant peut être incarcéré.
Il est également proposé d’abaisser à 16 ans l’âge de la majorité pénale pour les récidivistes.
L’enfermement, l’exclusion de la société seraient dont à ce point propices à la maturation des enfants ?
A l’heure où l’on s’alarme devant les caméras des suicides, notamment d’enfants, en détention il faudrait les y enfermer de plus en plus tôt et de plus en plus sévèrement ?
N’oublions pas que lors des derniers évènements il a été question de chantage, de jeu.
Non, ces jeunes délinquants ne sont pas de petits anges, ils n’en demeurent pas moins des enfants.