Relance
Plein emploi
Travailler plus pour gagner plus
Ce sont ces slogans « publicitaires » qui ont décidés, pour une bonne part, le choix des électeurs lors des dernières présidentielles.
Le contexte a changé, la crise s’installe et le discourt se modifie lui aussi.
Aujourd’hui on entend qu’il vaut mieux un chômage partiel que pas de travail du tout.
On pourrait noter l’incohérence entre la volonté de permettre à ceux qui le souhaitent de travailler jusqu’à 70 ans ou la nécessité de travailler le dimanche et l’augmentation conséquente du nombre d’heures de chômage partiel autorisées.
C’est une autre incohérence qui me fait réagir : les heureux bénéficiaires de ce plan de chômage devront percevoir au minimum le SMIC, car ce n’est pas à eux de payer les conséquences de la crise.
Ce n’est pas à eux de payer, certes, mais comme ce ne sera pas non plus à l’employeur de le faire, le financement de cette mesure est renvoyé aux partenaires sociaux et c’est donc à l’ensemble des travailleurs qu’il est demandé de payer les conséquences de la crise.
Alors que des centaines de millions d’euros ont été alloués aux banques pour soutenir l’économie ?
Alors que les dividendes versés aux actionnaires n’ont cessé d’augmenter ces dernières années ?
Oui, vous avez raison Monsieur Sarkozy, ce n’est pas aux employés des secteurs de l’industrie automobile ou du bâtiment de payer.
NON, ce n’est pas aux travailleurs de payer. Ce sont les profits détournés vers la finance au détriment de l’économie qui doivent être utilisés.