L’air est au brouillard, rampant, traînant son cafard.
Les feuilles noircissent le sol, tapis douteux fuyant, glissant sous les pas.
Recroquevillés sur des bouts de carton, ombres grises dans la lumière diffuse, ils tendent la main, crèvent doucement aux pieds d’immeubles cossus.
Est ce la rage ? Est ce la hargne qui baigne les visages croisés ?
Ils ont sombré sous les vagues de la résignation.
Un cri de mouette dans le lointain.
Le soleil, la mer, c’est trop loin.
Un cri de mouette tombant des toits, comme un crachin sur ce jour sans fin.
Délaissant le rebord de fenêtre, le chat s’étire et retourne se coucher.