Alors que l’ensemble du monde judiciaire remet en cause le fonctionnement médiatique de La Justice, des magistrats aux surveillants pénitentiaires et même, de façon plus dramatique, les détenus, il n’est plus question que de l’erreur commise par la Cour d’Appel de Paris.
Cette erreur est certes très grave, mais faut-il pour autant se contenter de mettre en cause une ou l’autre des personnes impliquées ?
On pourrait, sans trop de mauvais esprit, s’étonner du hasard qui met une telle affaire sous les eux de l’actualité alors que La Garde des Seaux est contestée de tous cotés.
On devrait surtout s’inquiéter des conditions qui ont rendu une telle erreur possible.
Parce qu’elle met en jeu la vie, l’avenir d’êtres humains, La Justice ne peut se quantifier en nombre de dossiers.
Elle est perfectible et ce doit être son objectif.
Pour y parvenir, on ne peut pas imposer la moindre idée de rentabilité, mais bien une volonté de qualité.
La Justice a besoin de sérénité et cela passe par des moyens humains et matériels suffisant et non par des injonctions.