Comme on pouvait s’y attendre, la Marseillaise a été sifflée hier au soir au Stade de France.
Si on peut regretter l’absence totale d’esprit sportif dans ces manifestations, il faut aussi noter qu’il y a longtemps que cet esprit sportif semble avoir quitter l’ensemble du foot de niveau.
Entre les salaires faramineux des vedettes du ballon rond, la mise aux enchères de ces mercenaires, leur utilisation comme outil de marketing, le dopage, la dévalorisation du geste sportif au profit de l’efficacité, la recherche du palmarès, que reste t-il de sportif sur les terrains ?
Quand aux spectateurs, ils ne sont pas là pour assister à une rencontre mais pour consommer un spectacle, et ses produits dérivés.
L’important n’est plus dans le jeu mais dans le résultat.
Alors, lorsque la rencontre oppose le « pays d’adoption » au « pays d’origine », la forte médiatisation de l’événement est désormais rituellement utilisée par les jeunes issus de l’immigration, victimes du système, issus du système, pour s’exprimer,
En plus de cet effet de mode, il faut dire que la situation des ces jeunes ne s’est pas améliorée.
La politique menée sur la gestion des flux migratoires, le renforcement des contrôles et la multiplication des expulsions les touche de plein fouet. Ils font partie des premières victimes de la crise. Le développement des communautarismes et des appartenances à des groupes sociaux culturel, les exclus de fait de l’unité nationale.
Aujourd’hui, notre Premier Ministre déclare qu’il aurait souhaité que le match soit annulé.
On pourrait penser que cela démontre simplement une particulière méconnaissance des effets de foule.
C’est pour le moins à nouveau l’utilisation de harangue démagogique pour fustiger les mauvais Français.
Il faut bien trouver des responsables aux disfonctionnements actuels !
Notre président quand à lui, fidèle à ses habitudes, à convoqué le président de la fédération.
De quoi occuper les médias.