Mai 2005, la France, par référendum dit NON au TCE.
Février 2008, la France, par ses parlementaires, dit oui au traité de Lisbonne.
Juin 2008, l’Irlande, par référendum dit NON au traité de Lisbonne.
Lorsque l’on demande réellement aux peuples européens de se prononcer sur ces projets, la réponse est sans appel, c’est NON.
Les parlementaires, élus par ses mêmes peuples, disent OUI.
Faut-il comprendre que la seule complexité des textes fait reculer des peuples qui ne comprennent pas ?
Que certaines décisions ne sont pas du domaine de compétence des peuples ?
Que penser de ses élus qui n’ont pas la même compréhension du présent, pas la même ambition pour l’avenir que les peuples qu’ils représentent ?
Ces représentants, sont-ils vraiment les porte-parole de leurs concitoyens ? Sont-ils élus par défaut ou sur des quiproquos ou des non-dits ?
Un pays dont les parlementaires ont des positions à ce point divergentes de celles de leurs électeurs est-il encore une démocratie ?
Pour ma part, j’ajouterai ceci : l’article 1-6 du TCE annonçait clairement la primauté de l’Europe sur les états, des technocrates sur les élus.
Que nos élus l’acceptent montre le peu de cas qu’ils font encore de leurs fonctions.
Le traité n’est pas encore voté que déjà ils cumulent les dénis de démocratie.
A nous de rappeler nos droits, nos choix, notre volonté.
Article I - 6 : Le droit de l’Union
La Constitution est le droit adopté par les institutions de l’Union, dans l’exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des Etats membres