Grille d’acier verrouillée, enchaînée, cadenassée, tu laisses admirer les verts pâturages que tu protèges des flux migratoires dévastateurs.
Obstacles, vous mainteniez cependant l’espoir de vous entrouvrir pour un instant, de vous conserver en mémoire du passé.
Il n’y a plus aujourd’hui que des grilles hérissées de barbelés dont les doigts griffus déchirent les chairs apeurées avant qu’elles n’aillent se briser à leurs pieds.
Pourtant rien n’arrête ces hordes poussées par la faim, la peur, la misère, pas même ce mur de souffrance désormais doublé d’une enceinte mécanique qui les rejette se dessécher lentement, loin de nos regards.
Mur de souffrance, mur de honte, ce mur d’intolérance s’active rageusement à effacer la porte de l’humanité.