Associer et non plus opposer, voilà qui interpelle pour le moins.
Aujourd’hui, comme hier, on voudrait opposer la liberté des entreprises et des entrepreneurs (de délocaliser, de licencier, d’augmenter les marges bénéficiaires ou les cadences, voir la part versée aux actionnaires, de polluer, de fonctionner dimanches et jours fériés,…) à celle des employés (d’avoir un emploi, de le conserver, d’avoir un salaire décent et des conditions de travail décentes, d’avoir une vie en dehors du travail, de bénéficier d’une retraite digne,…).
Hors, si les uns paraissent pouvoir imposer les limites de leur liberté aux autres, point n’est besoin d’être fin analyste pour constater que sans les employés il n’existe pas d’entreprise, sans moyens financiers il n’y a pas de consommation, sans temps de vie il n’y a plus d’espace pour les envies.
Défendre ses droits aujourd’hui (à la retraite ou au travail), sa liberté d’être ici et maintenant, ce n’est donc pas combattre son employeur mais bien l’aider, malgré lui, à avoir la liberté d’exister encore demain.
Alors, soyons bons avec nos patrons, luttons !