Pas facile de s'appeler Basile, on passe pour un imbécile
Idem pour les douces Bertille remisées allègrement aux écuries
Cunégonde n'est plus de ce monde où Casimir est orange sur la mire
Juste, Fidèle, Honoré et Félicité ne sont plus ni Bienvenu ni Aimé
Barnabé n'est même plus chanté
Le dernier Lazare est entré en gare
Il n'y a plus ni Gontran ni Ferdinand dans les rangs
Hubert et Fulbert, Firmin et Saturnin, pourtant bien Urbain
Sont objets de dérision comme Odilon et Gaston,
Nous ferions bien pourtant de demeurer Modeste
Car que serons demain Jessica et Brandon ?
De nouveaux Séraphin dans l'histoire des prénoms