
Après la fête, il faut bien s’en retourner chez soi.
Ce dimanche soir, c’était donc RER B direction gare du Nord, la tête encore pleine de débats, d’échanges, de rencontres et de musiques.
Escaliers roulants hors service, tant pis, on monte une première volée de marches et puis… l’accès à la gare est fermé, des agents de la sécurité invitent à faire demi-tour et à s’orienter vers une autre sortie au motif d’un colis suspect.
Un autre accès à l’étage est également fermé, mais c’est alors qu’une agente se met à vociférer « Vite, vite, vous devez tous quitter la gare le plus rapidement possible, sortez, sortez, vite » semant une nette inquiétude parmi les voyageurs.
Vers quelle sortie se diriger ? Aucune indication.
Pire, les gens s’agglutinent devant la seule issue qui semble encore accessible, celle qui conduit directement aux quais, mais surtout dont l’ouverture des portillons reste soumise au contrôle des tickets.
Après la traversée de la gare en sous-sol, retour au jour et retour dans la gare ou les voyageurs des grandes lignes attendent tranquillement l’affichage de leur train.
Dessous, dessus, deux mondes bien distincts.
Des bagages abandonnés seraient à l’origine de l’alerte. Que des mesures de sécurité soient prisent, c’est bien et ça devrait être rassurant. Ce n’est pourtant pas le sentiment qui l’emporte et outre le manque de professionnalisme de cette agente ce qui choque, ce sont ces portillons actifs alors que l’évacuation est ordonnée.
Dessous, dessus, deux mondes, l’un au grand jour, l’autre souterrain.
La fête est bien finie.