Après le premier tour de ce scrutin présidentiel nous voici dans une impasse.
Quoique nous fassions, aller à la pêche ou mettre un bulletin dans l’urne, nous aurons au soir du 2ème tour un nouveau président, une présidente, que nous n’auront pas choisi.
Pire, nous aurons pour présider une personne qui appliquera une politique contraire à nos intérêts, une politique nuisible.
Si on ne peut les confondre, et si on ne peut banaliser les idées racistes, sexistes, xénophobes, de repli et de rejet du FN, on ne peut pas oublier non plus les violences de ce libéralisme qui nourrit d’ailleurs en partie le vote FN.
Ils ne sont pas opposés, non, ils sont notre cauchemar.
L’un et l’autre sont les représentants de systèmes ultra-violents, inégalitaires et liberticides.
Mais cette situation n’est pas née dans les urnes ce dimanche et nous savions tous qu’elle était face à nous au moins depuis 2002.
Qui a cherché non pas à l’éviter mais à l’effacer ou au moins à l’amoindrir, à réduire cette impasse en ruelle inaccessible?
Il y a eu un bel espoir, un beau commencement, lors de la lutte contre le TCE.
Et puis, guerre des égos, querelles de chapelles, lutte des places, petit à petit, nous avons perdu le sens en nous égarant sur les chemins de l’électoralisme, nous nous sommes trompés de but, laissant libre champ aux velléités hégémoniques, confondant le destin des uns et l’avenir de tous.
D’élections en concessions nous avons poursuivi un leurre.
Aujourd’hui, nous avons franchi le pas et nous sommes dans l’impasse.
Nous devons au moins empêcher le pire d’advenir pour avoir encore, quelques espaces pour agir, rêver, créer, ensemble, fraternellement.