Syrie, Mali, Palestine, Ukraine, c’est un long chapelet de dévastation, d’images sanglantes, de corps démembrés, de villes éventrées
Et jaillissent de toutes parts les propos assassins, les jugements sans appels, les amalgames
Et alors que les victimes se fondent dans le charnier immonde
Souffle encore le vent de la haine, attisant toutes les peurs, renforçant tous les intégrismes
Et les flots déchainés s’abattent sur les chrétiens d’Iran,
Et les dieux insatiables réclameraient encore la mutilation des femmes en Irak
Et reviennent à la surface ces victimes de viols en Inde, de défiguration au Pakistan, ces ouvrières piégées dans leur immeuble en flammes au Bengladesh
Et résonnent encore les coups portés à Darius, et le bruit du campement sous le pont, et les rires des enfants, et le bruit des talons des prostituées sur le pont …
Face à ce déferlement de haines, de violences, de souffrances, de massacres il est difficile de ne pas ressentir de la colère et surtout de ne pas se laisser porter par elle vers la haine.
Pourtant, la colère, la rancœur, la haine ne sont qu’autant de graines de violences qui participent à alimenter cette folie destructrice.
C’est par la paix qu’on met fin à une guerre, par l’accueil qu’on met fin au rejet, par l’ouverture aux autres qu’on rejette les communautarismes et les intégrismes.
Il nous appartient de les cultiver pour préparer l’avenir.
