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Le blog de totoche

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Des mots, juste des mots, mes mots.


À NOUS DE VOUS FAIRE PRÉFÉRER LA VOITURE !

Publié par totoche sur 24 Juillet 2019, 23:10pm

Catégories : #réaction, #cinéma

À NOUS DE VOUS FAIRE PRÉFÉRER LA VOITURE !
À NOUS DE VOUS FAIRE PRÉFÉRER LA VOITURE !

Ce slogan, c’est le message ressenti des usagers des transports publics, au quotidien.

Parce que, ne nous leurrons pas, si les entreprises s’adressent à des clients, nombre de passagers se sentent toujours usagers d’un service public. (Les entreprises, pour leur part, ne parlent de service public que lorsqu’il s’agit de jeter en pâture les syndicalistes et autres grévistes « preneurs d’otages ».)

(« Pris en otage », les usagers le sont régulièrement par ces entreprises qui ont un monopole et qui en abusent allègrement)

 

Prenons l’exemple de la Métropole de Lille : la société ayant remporté la délégation de service public du transport a une nouvelle fois changé de nom ce printemps.

Changement de nom donc changement de logo, de tenues de travail, mais aussi changements de tarifs et de prestation de service (moins de bus et moins d’arrêts), mais, beaucoup plus de contrôles et des portiques tout neufs bloquant l’accès au métro !

A cela s’ajoute des arrêts déplacés ou supprimés au gré des travaux, manifestations, ou autre décision purement absconse, des bus « absents », en panne ou sans conducteur, la maintenance tout comme la régulation du trafic n’étant visiblement pas dans les priorités du contrat et en tous cas, n’étant pas compatibles avec la rentabilité.

 

Mais que dire de l’usager de la SNCF et, par exemple, usager des TGV INOUI qui assurent les déplacements entre Lille et Paris.

Outre les retards récurrents, aux motifs aussi percutants que des feuilles mortes en automne, de la pluie au printemps, des températures exceptionnelles de l’ordre de 0°C en hiver, ou trop élevées en été, du matériel en cours de préparation ou arrivant du centre de maintenance, quand il ne s’agit pas de problèmes électriques, de portes qui ferment mal, ou d’agents absents !

Mais soyons honnêtes, si le train a entre 30 minutes et 2 heures de retard, sur un trajet d’une heure théorique, vous êtes en droit de remplir une demande de compensation qui vous ouvrira droit à bénéficier d’un bon d’achat de 30% de la valeur de votre titre de transport, à utiliser dans les 2 mois…

Autre preuve de la bonne volonté de cette entreprise, alors que le TGV devant desservir Roubaix et Tourcoing voit régulièrement son terminus avancé à la gare de Lille, (récemment faute de conducteur ?) les clients peuvent chercher en bout de quai, sur justificatif, un ticket de métro, généreusement offert pour qu’ils puissent poursuivre leur voyage.

 

Pendant le trajet, dans un espace somme tout assez contraint, vous avez certes la possibilité d’apprécier tous les aléas de la promiscuité.

On pourrait signaler les voyageurs qui confondent le train avec une extension de leur bureau, ceux qui malgré (à cause) d’un casque ou d’écouteurs imposent aux autres un bruitage pas très agréable, ceux qui imposent, fortement leurs parfums, ceux qui ont des sacs aussi imposants qu’indispensables à leurs pieds…mais ce n’est pas là le sujet. Car tous sont confrontés aux mêmes conditions de transport.

 

Sièges souvent défaillants, espaces inadaptés, notamment dans les carrés où visiblement il n’est pas prévu que les vis-à-vis puissent être dotés de pieds en même temps !

Mais ce sont aussi les toilettes qui dégagent des odeurs nauséabondes quand elles ne sont pas tout bonnement hors d’usage ; le ménage effectué pendant le trajet « pour notre confort » !

C’est encore une température ambiante trop chaude ou trop froide, surtout aux intersaisons, quelques soucis d’économie ayant décidé d’un système qui ne peut que chauffer ou réfrigérer, mais pas de laisser les choses en l’état ni de pouvoir simplement aérer.

Cette absence totale d’aération s’est faite particulièrement ressentir ce mardi caniculaire et alors que 2 wagons ont circulé sans aucune climatisation !

Sachant que sur ce train 2 wagons sont réservés aux 1ères classes, 1 autre au bar, il ne restait plus que 3 wagons, affichés complets au départ, pour accueillir éventuellement dans les couloirs les voyageurs défaillants.

 

S’il est évident que chacun de ces problèmes pris séparément peut paraitre anecdotique, anodin, et qu’en tant que tel il peut n’être considéré que comme un aléa banal de voyage, leur accumulation et leur récurrence ne doivent rien à la fatalité.

Lorsqu’on fait circuler des personnes dans des wagons dont les portes sont condamnées, lorsqu’on fait partir un train dont on sait qu’un quart des passagers circulera debout dans un couloir ou un escalier ou sera assis dans une voiture surchauffée et sans aération, il ne s’agit plus de simples manquements aux éléments confort, vendus au prix fort, mais il s’agit peut-être également de défaillances mettant en cause la sécurité des passagers.

 

Que penser des moyens de contrôle limitant l’accès aux quais, contrôles doublés bien souvent durant le trajet, et qui empêchent les « retardataires » d’accéder aux trains, bien avant le départ de ces derniers ?

Nombre de billets n’étant pas échangeables, ou seulement sous conditions, on peut estimer qu’il s’agit là d’un « service » très rentable.

 

Qu’il s’agisse de bus ou de trains, ce qui parait évident, c’est qu’à force de gratter sur tout et notamment sur la maintenance pour améliorer le taux de rentabilité du produit, c’est le Service public des transports qui est gravement mis en danger !

 

A l’heure même où des voies s’élèvent de toutes parts pour alerter sur l’urgence climatique, l’urgence économique dilapide ce capital des services publics.

 

L’amélioration des transports publics, c’est simplement un service public du transport au service de ses usagers

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