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Le blog de totoche

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Des mots, juste des mots, mes mots.


Le mensonge par approximation

Publié par totoche sur 28 Février 2019, 15:57pm

Le mensonge par approximation

Afin de « réduire la dépense publique » et « d’assainir le budget de l’État », quoi de mieux que de prendre sur le dos des privilégiés, vestiges de l’ancien monde, celui du plein emploi, j’ai nommé les fonctionnaires.

Alors, il y a eu, il y a encore, le gel de la valeur du point. Serait-il normal qu’un fonctionnaire voit son salaire revalorisé tous les ans, même si son travail ou sa façon de servir n’ont pas évolués ? C’est généralement l’ouvrier d’une TPE qui est cité en exemple. Inutile, bien entendu, d’évoquer ici comment se négocient les augmentations de salaire dans le privé et les NAO (négociations annuelles obligatoires) qui voient bien souvent, notamment dans les grands groupes, prendre e compte non seulement le taux d’inflation mais aussi les résultats du groupe.

Et puis, pourquoi se gêner, avec toujours la même logique, il y a eu la mise en œuvre du jour de carence. Économiquement pas très rentable, il avait été retiré avant que d’être rétabli par le gouvernement nouvellement élu. Par soucis d’égalité uniquement, qu’on se rassure. Parce qu’il n’est tout de même pas juste qu’en France, un ouvrier qui travaille (lui ?) se voit imposer trois jours de carence par la Sécurité Sociale, alors qu’un fonctionnaire peut (lui) abuser en toute quiétude puisqu’il conserve l’intégralité de son traitement. Inutile là non plus d’évoquer les accords d’entreprise couvrant cette période dans un certain nombre de grandes entreprises, soit une large majorité de ces travailleurs.

Aujourd’hui, la Fonction Publique est remise en cause dans ses missions et au travers du statut des fonctionnaires. Il est temps de regarder les privilégiés du privé.

Aussi, ces gouvernants, décidemment nés avant la honte, imaginent imposer un jour de carence aux salariés du privé, bénéficiant d’une couverture via des accords de branche ou d’entreprise, par soucis d’équité envers les fonctionnaires et par soucis d’égalité avec ceux, une minorité, qui ne perçoivent effectivement rien pendant leur 3 premiers jours d’arrêt-maladie.

 

Naïvement, on aurait pu penser qu’il serait possible d’égaliser en tirant vers le haut, en donnant un peu à la minorité qui n’a rien.

Mais dans le cadre de la lutte qui est menée depuis des années contre les acquis des travailleurs, une vraie lutte des classes, la logique est immanquablement de prendre à celui qui a (encore) peu tout en le dénonçant, y compris individuellement, comme profiteur potentiellement malhonnête.

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