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Le blog de totoche

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Des mots, juste des mots, mes mots.


Je voulais vous dire…

Publié par totoche sur 4 Novembre 2014, 21:29pm

Catégories : #rêverie

Je voulais vous dire…

Il m’arrive de parler à la lune ou aux étoiles, elles sont si belles et si bienveillantes ; petites lueurs qui guident nos pas le soir venu, douces lueurs apaisantes dans la solitude nocturne.

Pour autant, elles sont si éloignées qu’il ne faut pas en attendre de réponse de sitôt.

Il m’arrive de parler aux nuages ou au vent, aventuriers des grands espaces, ils ont tant d’histoires à raconter, tant de lieux à imager.

Mais ils sont si pressés qu’il est n’est pas toujours aisé de les suivre.

Il m’arrive de parler aux arbres, aux fleurs et même aux herbes. Un bruissement, un parfum, un éclat de couleur me répondent ; politesse et courtoisie semblent être leur apanage, pour peu que vous les respectiez.

Il m’arrive de parler aux rochers ou aux pavés ; bravant soleils et tempêtes, ces sages se prêtent parfois bien malgré eux, à nos projets, à nos petites constructions ; ces sages racontent, sans prescription, des débuts de la création aux dernières révolutions. Leurs paroles sont graves comme des ritournelles.

Il m’arrive de parler aux oiseaux ; pigeons, pies, merles, mésanges ou moineaux sont d’un voisinage agréable ; un peu cancaniers mais pas rancuniers, il convient néanmoins de ne pas oublier de les saluer. Il en va de même d’ailleurs avec les rencontres au hasard d’un sentier ou d’un noisetier ; mouette ou rouge-gorge vous sera gré de quelques mots échangés.

Mais ils sont si fragiles, le moindre écart les fait s’enfuir, sans plus pouvoir vous excuser.

Il m’arrive parfois de parler aux chiens et aux chats croisant mon chemin. Si d’aucuns filent à leurs occupations à peine les politesses échangées, d’autres prennent le temps de vous accompagner un bout de chemin, parlant de tout et de rien. Les lapins plus espiègles, vous sourient de loin, puis partent prestement, ne vous laissant plus à regarder qu’un petit cul blanc.

Il m’arrive de parler aux enfants, ils vous entrainent dans des mondes étonnants où les arbres parlent aux nuages, où les oiseaux chantent leurs loyers, où les chats se gorgent du parfum des fleurs, où les rochers demandent aux vents de les déplacer, où les pavés se plaignent des nuisances des 4x4 : les sabots ça vous grattaient juste ce qu’il faut.

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